Jadine Martol (1)
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Poème oublié ! J'ai classé mon poème au tiroir de l'absence ! Cette feuille jaunie, d'ennui enveloppée, Plaintive, gémissait sa triste mélopée, Aux portes de l'oubli, traînait en pénitence. Négligé ! délaissé de si longues années ! Surgi de nulle part, il crie son abandon. Je le découvre enfin, lui demande pardon. Poème inachevé, l'heure enfin a sonné. Rimes restent toujours, musique de mon cœur, Des cascades de mots pour dire le malheur. Si la muse, ce soir, veut bien intervenir Me soufflera les mots qui pourront vous décrire Le chagrin des vivants que la mer ne voit pas. Sur la plage, rêveurs, ils se gavent d'espoir Mais vagues en folie rappellent un trépas ! Mon poème achevé, sorti de son tiroir, Au monde des vivants, veux le faire connaître. De l'ombre de l'oubli, j'aimerais le voir naître . Vieille coque de bois sortira de ses cendres ?
Le chemin des mots
La dune la dune , ce matin, s’éveille paresseuse derrière les roseaux , mon ami goéland se mire dans l’étang puis d’humeur baladeuse dans le ciel azuré, s’éloigne nonchalant . vaguement contrariée par son envol soudain je le suis du regard, en regrettant l’image que sur le papier blanc j’aurais couchée demain. Mais l’oiseau insolent a regagné la plage ! le rivage endormi, bordé de flots tranquilles dans un bain de soleil, étale sa beauté Et la mer alanguie caresse belles îles qui traînent au lointain dans l’horizon bleuté midi sonne déjà aux cloches de l’église de mon petit village engourdi de chaleur le temps passe souvent sans que je réalise que s’envole la vie quand je m’en vais ailleurs !
Mirages toujours ! Le soleil se pointait à travers les nuages Et la magie du temps m’a permis d’entrevoir Un monde merveilleux porté par le rivage Sur le sable mouillé qui servait de miroir . Des cumulus naissaient, des châteaux, des forêts. Des immeubles géants se levaient magnifiques. Le spectacle changeant incitait à l’arrêt Devant cette cité aux maisons fantastiques . Éphémères nuées nous menaient en Afrique Parfois se transformaient en montagnes sacrées . Aux caprices du vent, c’était tout l ‘antarctique Que nos yeux découvraient sur le sable doré . Il nous fallait courir vers ce monde magique Qui pourtant s’éloignait à chacun de nos pas. Il planait dans les airs des visions mirifiques Cosmos surnaturel d’où l’on ne revient pas
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